Louis NAL est une figure de la résistance iséroise et s'est voué corps et âme pour défendre son pays. Militaire engagé au front, combattant de l'ombre puis homme public après la libération, il a jusqu'au bout de ses forces, servi la France et ses concitoyens.

Photo Dauphiné Libéré
Nouvel épisode de notre série de posts consacré aux grands personnages historiques de la Résistance en Isère qui ont donné leurs noms à nos rues et édifices
Episode 6 : Louis NAL (1902-1949) : "Le Courage au Cœur de la Résistance Iséroise"
Louis NAL, son engagement dans l'armée
Louis NAL est né le 5 mars 1902 à Die, dans la Drôme. Son père, agriculteur, décède accidentellement à l’âge de 47 ans. Attiré par l’armée, Louis NAL s’y engage après son service militaire. Maréchal des logis au 184ème régiment d’artillerie à Valence, il intègre en 1932, l’École d’artillerie de Poitiers. Promu sous-lieutenant, Louis NAL est affecté au 2ème régiment d’artillerie à Grenoble en 1934, puis, comme lieutenant, au 30ème régiment d’artillerie divisionnaire à Orléans. Il commanda dès le début de la guerre, la 9ème batterie de ce régiment, et fut nommé capitaine au front, le 30 décembre 1939.
Louis NAL, son engagement dans la guerre
Durant la guerre, Louis NAL se bat sur la frontière de la Sarre, puis en Flandre et en Belgique. Il est l'instigateur d'un coup de main qui se fera appeler « La geste de Sambreton», lequel lui vaudra une citation à l'ordre de l'armée. Fait prisonnier, il subit une dure captivité à l’oflag IV D en Silésie (les oflags étaient des camps de prisonniers de guerre en Allemagne, destinés aux officiers durant la Seconde Guerre mondiale), où il contracte la tuberculose. Louis NAL est alors rapatrié sanitaire à Grenoble par la Croix-Rouge suisse, où il est hospitalisé et bénéficie de soins intensifs qui lui permettront de reprendre des forces. Il est alors affecté au Parc d’artillerie, comme capitaine responsable des transports, et placé sous les ordres du commandant Henry DELAYE.
Louis NAL (alias Brunet), son engagement dans la résistance
Louis NAL se livre alors au camouflage d’un important matériel de guerre, et organise dès 1942, un réseau de résistance sous la conduite de l’ORA (Organisation de Résistance de l’Armée). En octobre 1943, sous le pseudonyme de « Brunet », patronyme de la mère de son épouse, Louis NAL prend le commandement de l’ensemble des Groupes Francs du département, ceux de l’AS (Armée Secrète) comme ceux de l’ORA. Son audace, son sens de l'organisation, les nombreuses actions de harcèlement et de sabotage menées contre l'occupant, ont fait de lui un chef reconnu parmi ses camarades de combat.
Louis NAL, son engagement dans la vie publique
À la Libération, Louis NAL est nommé responsable des forces de police de l’Isère, sous l’autorité du préfet REYNIER, réussissant là encore pleinement sa mission, bien que très affaibli par sa maladie.
Louis NAL dut, après la Libération, suspendre ses fonctions de chef de la police de Grenoble. Sa maladie ne l’empêcha cependant pas d’être élu conseiller municipal et d’exercer son mandat à la limite de ses forces. Sa santé s’étant gravement détériorée, Louis NAL s’éteint le 13 juin 1949, à son domicile de la rue Joseph Rey, à l’âge de 46 ans.
Le 22 mars 1950, la mention "Mort pour la France" lui a été attribuée et elle est mentionnée en marge de son acte de décès.
A Grenoble, vous trouverez une rue Commandant NAL
A La Tronche, avenue des Maquis du Grésivaudan, une statue mémorielle lui est dédiée.
L'UNADIF 38 désire à travers le parcours de ce héros de la résistance, rendre hommage à tous les militaires qui refusant l'armistice et la défaite, ont choisi de continuer le combat pour l'honneur et la libération de la France.
Appel aux lecteurs
Connaissez vous d’autres lieux en Isère qui honorent Louis NAL ou d’autres figures de la Résistance ?
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Ensemble, continuons à faire vivre la mémoire de ces héros.
Prochain épisode : Berty ALBRECHT
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