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Des noms, une mémoire : la résistance au cœur de notre quotidien - Episode 5 : Elisabeth Rioux Quintenelle

Photo du rédacteur: Marie-Armelle FOUILLARDMarie-Armelle FOUILLARD



Source Photo : site maquisdeloisans.fr


Nous poursuivons notre série de posts consacrés aux figures historiques de la résistance en Isère. C’est une femme discrète et cependant exceptionnelle que nous souhaitons mettre en lumière. Elle est à bientôt 103 ans, l’unique femme du maquis de l’Oisans encore en vie : Elisabeth Rioux Quintenelle.


Episode 5 : Elisabeth Rioux, la "combattante sans arme"


Naissance et famille

Elisabeth Rioux est née le 30 mars 1922 à La Tronche. Elle est issue d'une famille protestante et reçoit une éducation exigeante fondée sur l’amour et le respect.  


Son engagement pour la cause résistante dans le maquis

Lors de la capitulation en 1940, elle est encore lycéenne. En 1942, elle intègre l'école d'infirmières de la Croix-Rouge à La Tronche, près de Grenoble. Après avoir obtenu son diplôme, Elisabeth Rioux travaille brièvement à l'hôpital de La Tronche. C’est en soignant des blessés et en côtoyant des médecins acquis à la cause des résistants, qu’elle prend conscience de la justesse de leur combat contre l’occupant nazi. C’est ainsi qu'avec d'autres, elle facilite l’évasion de plusieurs d’entre eux. Dénoncée et désormais sur liste noire, elle entre en clandestinité. Sous le nom de « Marianne », elle exerce son métier d'infirmière dans le maquis de l’Oisans. Elle acquiert très rapidement la confiance du médecin chef Dubout et sait s’organiser et se faire respecter dans un monde d’hommes.


Un parcours qui l'engage bien au-delà de la libération de l'Isère

Après la Libération de l'Isère, Elisabeth Rioux s'engage dans le service de santé des chasseurs alpins, exerçant notamment près de Modane, et devient infirmière chef au service de santé du Groupement Maurienne. Sans arme, elle sera de tous les combats. Par tous les temps, et dans des conditions extrêmes, elle soigne et réconforte inlassablement les blessés n’hésitant pas à aller sous le feu de l’ennemi, transporte les morts, jusqu’à la libération totale du territoire. Elle est également infirmière pour les troupes d'occupation en Italie.


Après-guerre, Elisabeth Rioux épouse Noël Henri Quintenelle, dit « Quintus », le 10 septembre 1949 à Grenoble.


Distinctions

  • En octobre 1945, Élisabeth Rioux-Quintenelle est décorée de la Croix de guerre avec deux citations au titre du maquis et pour la bataille des Alpes par le Lieutenant-colonel Alain Le Ray, lors de la dernière prise d’armes de la 27ème Division alpine.

  • Le 4 août 1986, à Grenoble, Elisabeth Rioux-Quintenelle reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur, "au péril de sa vie"

  • Le 6 avril 2012, Elisabeth Rioux Quintenelle est promue officier de la Légion d’honneur.


Des hommages qui témoignent de la reconnaissance pour cette résistante discrète mais déterminée

  • En octobre 2017, Elisabeth Rioux Quintenelle a reçu le prix spécial du Soldat de Montagne.

  • En avril 2024, elle a été honorée lors d'un spectacle à l’EHPAD Jeanne de Chantal à Crémieu pour ses 102 ans, rendant hommage à son parcours exceptionnel.

  • Établissement portant son nom : L'école publique Elisabeth Rioux à Corbelin (Isère), a pris son nom en juin 2023, pour ne rien oublier de son héritage.


Elisabeth Rioux Quintenelle, malgré son grand âge, reste une personnalité qui force le respect et l’admiration de tous.


L'Equipe UNADIF 38


Le prochain post sera consacré à Louis NAL


 
 

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